Les malformations congénitales au niveau des mains peuvent être multiples et de gravités fonctionnelles très variables. Leur mode de survenue est mal connue. Leur fréquence est plus élevée dans des pays victimes de la guerre où des agents défoliants avaient été employés (vietnam).
Les interventions chirurgicales visent, pour les plus simples, à supprimer la malformation et pour les plus complexes, à redonner une main fonctionnelle par la création d'une pince élémentaire.
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Après
Les paralysies nerveuses rencontrées au cours des missions peuvent être liées à des traumatismes anciens ou des séquelles de poliomyélite ou de lèpre. Leur traitement chirurgical fait appel, le plus souvent, à des transferts tendineux palliatifs.
La lèpre est due à une mycobactérie, mycobacterium leprae ou bacille de Hensen se développant à partir de la peau dans les troncs nerveux des membres. Son taux de prévalence mondial selon les données de l'OMS est de 1,4 / 10 000.
On dépiste environ 700 000 nouveaux cas de lèpre par an principalement en Asie du Sud-est (Inde, Népal, Indonésie...), en Amérique du Sud (Brésil...), et en Afrique.
Depuis environ 25 ans on estime à 13 millions de malades guéris de la lèpre grace à des traitements antibiotiques distribués gratuitement dans le cadre de grands programmes de l'OMS.
On estime à environ 3 millions de patients porteurs d'infirmités liées à la lèpre. Ces infirmités touchent électivement les mains, les pieds et le visage.
Aux niveaux des mains les interventions chirurgicales ont pour but de traiter dans les formes de début les névrites aigues rebelles au traitement médical en effectuant des neurolyses, de traiter les paralysies des doigts et du pouce en effectuant des transferts tendineux palliatifs et, dans le cas d'infirmités sévères avec mutilation des doigts ou du pouce, d'effectuer des interventions visant à redonner une pince élémentaire.
Les brûlures sont favorisées par la promiscuité et la cuisine effectuée souvent au raz du sol sans espace dédié. Elles surviennent fréquement sur des enfants. Les soins primaires font souvent défaut et sont confiés à la médecine traditionnelle. Les séquelles liées à la cicatrisation par rétraction des tissus peuvent entraîner des handicaps extrèmement sévères. Des interventions faisant appel à des plasties, des greffes ou des lambeaux cutanées visent à supprimer les brides rétractiles et redonner une fonction à la main et aux doigts.
Les séquelles de traumatismes au niveau de la main sont d'autant plus fréquentes que la prise en charge initiale des blessés dans des centres spécialisés est inexistante. Ces séquelles peuvent toucher à des degrés divers la couverture cutanée, les tendons, les nerfs, ou le squelette. Le maximum étant représenté par les amputations du pouce ou des doigts dont il est possible d'envisager la reconstruction grâce à des techniques microchirurgicales faisant appel à des transferts d'orteil.
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